Kaylïa – À la recherche du rêve perdu

Âgée de 14 ans, Kaylïa cherche sa place dans ce monde féérique. Une nuit, tout bascule pour la petite fée. Elle fait la rencontre insolite de personnages étranges à ses yeux évoluant dans un paysage merveilleux et éclatant. Une quête s’amorcera pour la jeune fille afin de retrouver ce monde plein d’espoir.

 

Pourra-t-elle apporter à son peuple la solution pour régler tous leurs problèmes ? Le temps jouera peut-être contre elle, car une nouvelle tempête se dessine à l’horizon. Ce sera pour elle une course contre la montre, car Kaylïa devra retrouver son rêve perdu  ! 

Extrait

Tout était vert autour de la jeune fille et parsemé de millier d’autres couleurs chatoyantes.

Kaylïa se demandait bien dans quel endroit elle venait d’apparaître. Rien ne ressemblait à son monde ni ne lui semblait familier. Même les odeurs lui embrumaient l’esprit. Un sentiment enivrant qu’elle n’avait jamais connu auparavant.

Tournoyant sur elle-même, elle regarda autour d’elle. Le paysage lui apparaissant être sans fin. Elle ne savait pas trop dans quelle direction débuter ses recherches, pour découvrir quel était cet endroit étrange à ses yeux.

Un sentiment d’urgence s’empara de la jeune fille, qui choisit de suivre son instinct. Sans savoir pourquoi, elle se mit à courir dans le champ.

Après un long moment et une course effrénée, prise de crampes, le souffle commençait à lui manquer. Elle dut se résigner à s’arrêter, pour ne pas s’hyperventiler. Étant prise de nausée et sur le point de s’évanouir, elle ferma les yeux et prit de grandes respirations.

Après quelques minutes, elle se ressaisit et regarda autour d’elle à nouveau. Elle avait beau se concentrer, pourtant elle ne voyait personne ni de chemin à l’horizon.

Kaylïa se disait qu’elle devrait, en principe, se sentir paniquée. Mais, elle n’aurait pu dire pourquoi, un sentiment de plénitude l’habitait.

La jeune fille repéra un arbre gigantesque et décida de s’asseoir, sur l’une des grosses racines qui sortaient du sol. En s’appuyant le dos à l’écorce, elle referma les yeux et commença à méditer pour s’éclaircir les idées.

— D’où vient cette créature, selon toi ? fit une petite voix aiguë.

— Je ne sais pas, mais elle a une drôle de forme, s’exclama une deuxième voix plus rauque.

La jeune fille ouvrit prudemment les yeux. Devant elle, sur une petite branche, était perché un oiseau au plumage bleu et jaune. Kaylïa plissa les yeux pour mieux voir et s’assurer qu’elle ne rêvait pas. Une coccinelle trônait sur la tête du volatile et les deux la fixaient. Elle regarda de chaque côté et revint vers eux. Ne voyant personne d’autre dans les alentours, elle se demanda d’où venaient les voix entendues plus tôt.

— Flûtin, demanda la coccinelle.Crois-tu que ce soit une espèce dépourvue d’intelligence ?

— Ma chère Koccy, tu as bien vu, tout comme moi.On aurait dit une poule pas de tête, qui courait dans tous les sens.

— Hé ! C’est moi que vous appelez une poule pas de tête ? demanda Kaylïa, les yeux exorbités de parler avec des bestioles.

— Avoue, mon amie, que c’est quand même un être bizarre !

— Tu as bien raison, je n’ai jamais entendu une voix comme celle-ci dans notre monde.

— C’est plutôt vous qui êtes bizarres, éclata la jeune fille. Puis, depuis quand peut-on converser avec des volatiles et des insectes ?

— Ça ne lui en prend pas beaucoup pour grimper aux arbres, déclara la petite Koccy.

— Je crois que tu l’as vexée, répliqua Flûtin.

La jeune fille se leva d’un bond. Ce qui fit perdre patte à l’oiseau et basculer la petite coccinelle. D’un coup de bec agile, Flûtin s’empressa de remonter son amie. Il recula de quelques pas, effrayé par le geste brusque de la jeune fille.

— Je ne crois pas que l’on puisse faire confiance à cette créature, proclama Koccy.

— Nous devrions nous en tenir le plus loin possible, conclut Flûtin.

Kaylïa se sentit coupable de les avoir effrayés et se pencha pour se remettre à leur hauteur.

— Je suis désolée de vous avoir fait peur, commença-t-elle. Je suis débarquée dans votre monde et je n’ai pas le droit de vous insulter comme cela.

— Excuse acceptée, déclara la petite coccinelle.

— Au fait, commença l’oiseau. Pouvez-vous nous dire comment vous avez atterri ici ?

— Flûtin ! coupa son amie. Ce n’est pas tous qui se déplacent en volant, tout le monde n’est pas comme toi.

Le volatile s’étira le cou pour regarder son amie et lui tapa un clin d’oeil, ce qui fit sourire la jeune fille. Elle trouvait cocasse la situation dans laquelle elle s’était retrouvée malgré elle.

— Pouvez-vous me dire qu’elle est cet endroit ?

— Dites-nous plutôt, demanda Koccy, comment êtes-vous arrivée ici, si vous ne connaissez pas notre pays ?

— Je ne le sais pas du tout, avoua la jeune fille.

Le nez commençait à lui chatouiller. Kaylïa éternua à plusieurs reprises. Elle dut se rasseoir au pied de l’arbre, pour reprendre son souffle.

— Mais, qu’est-ce qui m’arrive ? se demanda-t-elle.

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© 2016 par Nathalie Racine Écrivaine